Imaginer un monde sans mémoire collective : entre dystopie et prévention
Imaginer un monde sans mémoire collective : entre dystopie et prévention Et si, demain, l’Histoire n’existait plus ?Pas par négligence.Mais […]
Imaginer un monde sans mémoire collective : entre dystopie et prévention Et si, demain, l’Histoire n’existait plus ?Pas par négligence.Mais […]
Extrait de Lithium Noir — Prologue
Bruxelles, 14 mai 2027 – Dernier jour officiel de la Troisième Guerre mondiale.
L’opérateur 14 savait qu’il allait mourir ce soir. Recroquevillé dans l’obscurité du bunker de commandement, il sentait le poids de l’implant neural contre sa nuque. Le dispositif pulsait doucement, synchronisé avec les battements de son cœur.
Sur son écran tactique, une marée digitale rouge avançait : l’ennemi approchait. Injection en cours, annonça la voix synthétique du système. Le froid glacial de la compétence forcée envahit son esprit : cryptographie, piratage, contre-mesures. Et avec cela, des souvenirs qui n’étaient pas les siens.
Un murmure fragmenté, surgissant d’un souvenir étranger, revint sans cesse : Projet Epsilon.
L’opérateur 14 comprit alors que sa mission n’était pas de défendre l’Europe… mais de détruire toute preuve.